Zippo + Woodchuck

BUY ONE PLANT ONE®

 

Pour chaque briquet vendu, Zippo plantera un arbre, en partenariat avec le programme BUY ONE PLANT ONE® de WOODCHUCK USA. La première étape se déroule à Madagascar, en compagnie de National Geographic.

Zippo Lighters

Paris - France, le 30 juillet 2019 - Zippo, à l’origine de l’une des flammes les plus célèbres au monde, est consciente des effets et des usages qui peuvent découler du maniement du feu : une force de la nature que l’on peut utiliser à notre gré. Cependant, lorsqu’il est mal utilisé, ce pouvoir peut avoir des effets dévastateurs. Nous comprenons bien les conséquences des feux de forêts qui menacent la planète. Chaque année, les feux de forêts détruisent 4 % de la surface de la planète, et 84 % d’entre eux sont causés par l’Homme.

Zippo s’associe à WOODCHUCK USA et lance la campagne Fight Fire with Fire(1), dans le but de lutter contre la déforestation causée par les feux. Ainsi, Zippo s’engage à planter un arbre pour chaque briquet Tempête vendu de la collection Fight Fire with Fire afin de sensibiliser aux conséquences des feux de forêt sur la planète. Les premières plantations auront lieu à Madagascar, en compagnie de National Geographic, qui a documenté cette initiative.

Des feux de forêt sans précédent ont été reportés jusque dans les environs du Cercle Arctique, et les études placent l’Homme comme principale menace pour un tiers des espèces animales de la planète*, c’est pourquoi un sentiment d’urgence se fait ressentir quant à la protection de notre planète et de sa biodiversité. Zippo estime que chaque individu a le pouvoir de changer les choses : si les Hommes sont responsables de la majorité des incendies, la solution ne dépend donc que de nous.

Dans l’optique de sensibiliser aux feux de forêt, National Geographic a produit pour Zippo une vidéo ainsi qu’une série de photos à Madagascar, quatrième plus grande île du monde, qui a vu 90 % de ses forêts détruites. Le contenu produit par la chaîne se concentre sur le travail entrepris par les individus pour remédier au problème. Ces histoires montrent l’impact de ce projet sur l’environnement, et partagent les expériences de ceux qui ont planté des palétuviers, ceux qui œuvrent pour la conservation de la vie sauvage, ou même ceux qui se battent pour réparer les dommages causés par les incendies. Les vidéos évoquent aussi l’influence positive de cette initiative pour la planète en général, et sur la manière dont le travail sur ces écosystèmes aide à restaurer l’équilibre naturel de la Terre.

« Les températures sont au plus haut et les feux de forêt menacent tous les continents. Contrairement aux autres catastrophes naturelles, la majorité des feux de forêt sont causés par les hommes. Rien qu’aux États-Unis, il y a environ 100 000 feux de forêt par an, détruisant 3,6 millions d’hectares. Le briquet tempête Zippo permet d’avoir un contrôle sur le feu et de s’en servir, mais il y a une certaine responsabilité à avoir. C’est ce qui nous a inspirés pour collaborer avec WOODCHUCK USA et National Geographic, à la fois pour sensibiliser les consommateurs sur les conséquences dévastatrices des feux de forêt, et pour engager un mouvement de restauration des dommages causés par l’Homme. Le travail réalisé à Madagascar est la première étape vers un engagement de la marque sur le long terme, » explique Lucas Johnson, Senior Brand Manager, Global Marketing chez Zippo.

Forêt brûlée

90 % des forêts de Madagascar ont été détruites au cours des 50 dernières années.

Emploi pour la population locale

La reforestation crée de l’emploi pour la population locale et contribue à booster l’économie locale.

Vie sauvage

Cela crée un habitat pour la faune sauvage et rétablit une agriculture saine.

Planter

Cela compense les émissions de carbone et améliore la qualité de l'air.

À propos de WOODCHUCK USA

WOODCHUCK USA est un fabricant de produits en bois, spécialisé dans la personnalisation, avec pour seule mission de faire revivre la nature dans le cœur des individus. WOODCHUCK USA pense que les Hommes sont faits pour avoir une relation étroite avec la Terre, et souhaite être le rappel de cette valeur à travers ses produits. Pour chaque produit vendu, WOODCHUCK USA plante un arbre grâce à son programme « Buy One. Plant One. »®. C’est de cette manière que la marque rend le monde meilleur pour les futures générations. « Ce n’est pas à propos de nous, c’est à propos de notre planète et de la façon dont nous pouvons faire la différence, dès maintenant. »

 

Sources :

  • 84 % des feux de forêt sont causés par l’Homme – Université du Colorado (par ici)
  • 4 % de la surface de la Terre sont touchés par le feu – National Center for Biotechnology, 2016 (par ici)
  • National Geographic, 2018 (par ici)
  • ICUN Red List (par ici)
  • National Geographic, en savoir plus sur les feux de forêt (par ici)

 

(1) Combattre le feu par le feu

Article tel que publié sur National Geographic World on fire listicle en date du 29 juillet 2019

Un monde en feu : cinq incendies de forêt provoqués par des mains humaines

Forêt en feu

Crédit photo : Pixabay

Le feu est une partie naturelle de l’écosystème de nos forêts, mais les incendies d’origine humaine augmentant, ils peuvent avoir des effets dévastateurs sur les territoires du monde entier.

Article écrit par : Jack Neighbour

 

Le feu joue un rôle important dans le maintien de l’écosystème des régions boisées. Il débarrasse les sols forestiers de la vieille biomasse, et fait de la place à la génération suivante en vue d’une nouvelle croissance. Mais le feu qui prend dans les sous-bois détruit souvent beaucoup trop, en réduisant gravement la biodiversité, et en contribuant énormément à la pollution de l’air, le seul facteur de risque environnemental mondial, et le plus important, pour la mortalité humaine. Et, comme les êtres humains demeurent la cause principale des feux de forêt, la possibilité de réparer les dégâts repose sur nos épaules. C’est pourquoi la marque de briquet iconique Zippo est en mission pour combattre le feu par le feu et aider au reboisement des forêts du monde dans l’optique de contrer les effets de la déforestation. Voici cinq exemples de feux de forêt d’origine humaine qui expliquent pourquoi il est si important d’agir.

 

Incendie à Heilongjiang – Chine 1987

L’incendie de Heilongjiang, l’un des plus grands de l’histoire, est peut-être l’incendie le plus dévastateur au cours des siècles derniers. Déclenché par l’inflammation de l’essence de la débroussailleuse d’un ouvrier forestier, l’incendie d’Heilongjiang dévora 3 millions d’acres de forêt dans le Grand Khingan, et un sixième des réserves de bois de la Chine. La propagation du feu fut attribuée à la grande sécheresse dans la région, mais c’est une activité forestière intensive qui ne laissait pas le temps à la forêt de repousser qui permit au feu d’exprimer sa rage sans pouvoir être entravé. Trente-quatre-mille pompiers furent déployés pour stopper l’incendie, et 33 000 personnes se retrouvèrent sans abri. La perte de bois affecta sévèrement l’économie chinoise, et la terre brûlée aride post-désastre contribua à la désertification du Nord de la Chine. Aussi dévastateur que fut l’incendie de Heilongjiang, il a mis en évidence l’importance d’intégrer les questions climatiques à la gestion des incendies.

 

Incendie de Wallow - USA 2011

Encore aujourd’hui, le plus grand incendie de l’histoire de l’Arizona, qui doit sa renommée à deux hommes qui déclenchèrent involontairement le feu pendant qu’ils campaient dans la Bear Wallow Wilderness. Ils perdirent le contrôle de leur feu de camp qui brûla plus d’un demi-million d’acres de terre, ce qui généra un coût d’extinction de 72 millions $, plus 37 millions $ de nettoyage et de reconstruction après les dommages. Plus de 60 foyers, entreprises, et autres structures furent détruites, et 6 000 personnes durent être évacuées. Les difficultés à utiliser le matériel de lutte contre l’incendie, tel que des bulldozers, et des tronçonneuses sur le terrain accidenté permirent au feu de gagner en puissance thermique et en rapidité, et de projeter des panaches de fumée de 9 km dans le ciel. Lorsque le vent changea, il força la fumée à redescendre en alimentant le feu dans un énorme hurlement.

 

Incendie de Brandebourg - Allemagne 2018

Par suite d’un nombre d’incendie de forêt de plus en plus fréquent en Europe, largement dus à des étés plus longs et plus chauds qu’avant, la zone forestière de Brandebourg en Allemagne prit feu. La cause ne fut jamais vraiment confirmée, mais la police locale pencha pour un incendie volontaire.

Brandebourg perdit près de 1000 acres de forêt et trois villages à proximité du feu durent être évacués. Une brume étouffante de fumée dériva sur dix-neuf km vers Berlin, en obligeant les habitants à rester enfermés chez eux. Comme si l’incendie de Brandebourg ne suffisait pas, la zone était jonchée de restes explosifs de la Seconde Guerre mondiale qui commencèrent à exploser sous la chaleur du brasier. Heureusement, les pompiers parvinrent à maîtriser le feu.

 

Incendie de Saddleworth Moor - Royaume-Uni 2018

Au cours des dernières années, le Royaume-Uni a dû lutter contre un nombre croissant de feux de forêt, mais l’incendie de Saddleworth Moor, à proximité de Manchester, l’année dernière, fut l’un des pires que l’on n’eût jamais vu. La chaleur extrême fut accusée d’être le premier facteur déclencheur de feu, mais les habitants locaux prétendirent que le feu avait été déclenché par un groupe de cyclistes visitant la région. Bien que le premier incendie fût maîtrisé le même jour, de la tourbe en feu juste au-dessous de la surface du sol fut la cause d’un second départ de feu qui sévit encore une journée avant d’être classé comme un incident majeur non maîtrisé. Cent-cinquante personnes furent évacuées de leurs habitations, avec quelques interventions militaires le cas échéant pour éteindre le feu, qui ne fut maîtrisé que cinq jours plus tard. Néanmoins, les cendres résultantes et les particules formèrent une brume au niveau du sol qui balaya tout Manchester, en élevant sévèrement les niveaux de pollution dans l’air, et en provoquant un pic de complications respiratoires.

 

Incendies en Uttarakhand – Inde 2016

Tout au long de l’année, des incendies d’origine humaine dévastèrent les forêts de pins de la région montagneuse subhimalayenne de l’Uttarakhand. La couverture médiatique généralisée incita finalement le gouvernement à intervenir, et à dépêcher les hélicoptères de la Force aérienne indienne pour éteindre le feu. Les incendies de forêt d’origine humaine en Uttarakhand sont un problème historique dans la région, mais ce qui fut incroyable en 2016, fut leur multiplicité, 1 600 incendies en un mois. On a pensé que l’augmentation de ces chiffres était due à des récolteurs de miel ou de graines essayant d’effrayer les animaux ou à des individus tentant de dissimuler des activités illégales de prélèvement de bois. Pour l’avenir, les écologistes suggèrent que les sols des forêts soient débarrassés des aiguilles de pins tombées à terre afin d’éviter la propagation du feu, ce qui peut être exécuté par le département des forêts, qui a néanmoins besoin de l’assentiment de la population locale afin d’éviter d’autres incidents majeurs.

Article tel que publié sur National Geographic Madagascar and hero video en date du 29 juillet 2019

Combattre la menace des feux de forêt à Madagascar grâce à la reforestation et... au feu ?

Au terme de plusieurs décennies de déforestation, les habitants de Mahajanga (Madagascar) prouvent au reste au monde que nous pouvons remédier à la menace globale croissante des feux de forêt.

Chaque année, nous perdons près de quatre pour cent de nos forêts en raison de feux de forêt. Si nous ne prenons aucune mesure, ce nombre est susceptible d’augmenter. Au cours du premier semestre de cette année, l’Europe (un continent habituellement à faible risque) a vu son nombre de feux de forêt multiplié par 8, et l’année dernière, le Royaume-Uni souffrait à lui seul d’un nombre de feux record sur une seule année. Cette même année, l’incendie « Woolsey » survenu en Californie a brûlé 39 254 hectares, a détruit 1 643 bâtiments et a nécessité l’évacuation de 300 000 personnes. Au moment où il a été éteint, près de 6 milliards $ d’immobilier avaient été réduits en cendres. Malheureusement, cette année n’a montré aucune amélioration du problème, comme en témoigne la province chinoise du Sichuan, qui a succombé à l’un des feux de forêt les plus ravageurs depuis ces dernières années, lequel a coûté la vie à 27 pompiers ainsi qu’à 4 autres personnes. Alors, quelle est l’origine de tous ces feux de forêt ?

La vérité simple est que ces feux ne se déclenchent pas spontanément. La foudre et le climat plus sec résultant du réchauffement climatique contribuent à la flambée des chiffres, mais ces facteurs font pâle figure en regard du nombre de feux causés (volontairement ou non) par l’Homme. Bien que l’humanité soit la principale cause de déforestation par le feu à l’échelle mondiale, nous avons toujours le pouvoir de réparer les dégâts. Par ailleurs, comme en témoigne un projet de reforestation à Madagascar, les petites actions individuelles peuvent s’additionner et aboutir à des changements positifs de grande envergure.

Ces dernières années, la plupart des forêts de Madagascar ont succombé aux flammes, en partie à cause de la culture sur brûlis (traditionnellement appelée « tavy ») destinée à la production de charbon, à l’exploitation de pâturages et de bois de forêt.

Ce processus a entraîné la disparition d’environ 90 pour cent de la couverture forestière d’origine. Néanmoins, ces dernières années, une nouvelle approche a été adoptée en vue d’inverser cette tendance.

Avec le soutien de l’ONG Eden Reforestation Projects, les habitants malgaches locaux gèrent la restauration des palétuviers et des plantes à feuilles caduques sèches dans la région et obtiennent le soutien local en menant le projet de façon à répondre au mieux à leurs besoins. « Les projets conçus pour donner des résultats dans les pays développés ne s’appliquent pas forcément aux régions en voie de développement. S'ils ne sont pas adaptés aux cultures auxquelles ils sont intégrés, ils se terminent généralement sur une note amère », affirme James Shattenberg, Directeur international de l’ONG.

Les attitudes envers la reforestation semblent constituer le principal obstacle. En effet, l’opinion générale tend à considérer que les forêts ont toujours existé, qu’elles repoussent et qu’il n’est pas nécessaire que les gens s’en soucient particulièrement. Heureusement, ces comportements changent à mesure que des arbres sont plantés et que les communautés se rendent compte de leurs avantages de manière plus directe : les racines de palétuvier renforcent les bancs de vase et offrent une protection contre l’érosion des sols. De même, le développement de la biodiversité favorise les réserves de fruits, de miel et de poissons. Même les canopées d’arbres adultes offrent de l’ombre aux zones peuplées, abaissent les températures à des niveaux raisonnables, même pendant les heures de grande chaleur en milieu de journée. Comme souvent, les gens ne croient que ce qu’ils voient.

Pour beaucoup de Malgaches, l’enraiement de la déforestation par le feu a également des effets positifs sur leur propre qualité de vie. Dans les cas les plus extrêmes, les personnes qui ont perdu leurs moyens de subsistance (en grande partie à cause de la disparition des ressources) regagnent espoir en œuvrant pour le bien de leurs communautés. Même les personnes qui ne sont pas directement impliquées dans la replantation peuvent en récolter les fruits, étant donné que certaines denrées comme la crevette, le poisson et le crabe sont en hausse, ce qui permet aux pêcheurs d’accroître et de diversifier leur pêche. C’est la combinaison de ces différents éléments qui donne de l’élan à l’effort de base visant à protéger et à préserver les forêts qui, lentement mais sûrement, se régénèrent.

Le changement des mentalités vis-à-vis du feu et des forêts a favorisé le rapprochement entre le peuple malgache et le monde naturel qui les entoure. Il le protège, et en retour, il subvient à ses besoins. Ce qui est mis en place à Madagascar pourrait très probablement constituer la référence dans la façon dont d’autres pays gèrent leur problèmes d’incendie ; un changement d’attitude et une acceptation de la responsabilité de notre impact sur la planète permettent d’accéder à un mode de vie bien plus durable.

Si Madagascar est l’un des pays les plus touchés par les feux de forêt, il n’est certainement pas le seul. De nombreux pays voient leurs écosystèmes entièrement anéantis par les feux de forêt, et le temps est compté avant que les arbres responsables de la purification de l’air et que la faune vivant au sein de ces écosystèmes ne disparaissent définitivement. Chacun a un rôle à jouer : à l’échelle mondiale, l’ONU s’est donné pour objectif de replanter plus de 340 000 000 d’hectares de forêts d’ici 2030 - soit une superficie plus grande que l’Inde - et un nombre croissant d’entreprises assument également leurs responsabilités.

À titre d’exemple, Zippo plante des arbres à Madagascar dans le cadre de son projet Fighting Fire with Fire (« Combattre le feu par le feu »). En partenariat avec le programme BUY ONE PLANT ONE ® de WOODCHUCK USA, chaque briquet acheté au travers de l’initiative finance la plantation d'un arbre à Madagascar. Aux quatre coins du globe, les actions individuelles comme les mesures de sécurité anti-incendie, la sensibilisation et le soutien aux bonnes initiatives sont essentiels à la réussite durable de la replantation de la planète. À l’instar du projet de replantation réalisé à Madagascar, chacun d’entre nous peut y contribuer de la manière qui nous convient.

Article tel que publié sur National Geographic Reforesting after fire and image gallery en date du 29 juillet 2019

La reforestation après le feu : le message de Madagascar au monde

Dans la ville portuaire de Mahajanga (Madagascar), les habitants unissent leurs efforts pour combattre la déforestation par le feu.

Grâce en partie aux initiatives telles que la campagne Fight Fire with Fire (« Combattre le feu par le feu ») de Zippo en partenariat avec le programme BUY ONE PLANT ONE ® de WOODCHUCK USA, les populations locales restaurent la végétation et la faune qui y a élu domicile, et montrent au monde entier que le pouvoir de changer les choses pour un mieux est dans nos mains.

 

Galerie d’images Zippo Madagascar

1.

Forêt en feu

Photo : Shutterstock

Les feux de forêt constituent une menace globale en croissance ; en effet, ces quatre dernières années, des incendies de grande envergure ont ravagé de larges étendues de forêt aux États-Unis, en Inde, en Chine, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Chili et au Portugal. Au regard de l’histoire, Madagascar a été l’un des pays les plus touchés et a perdu 90 pour cent de ses forêts en raison de feux de forêt d’origine humaine et de défrichage des terres.

2.

La pêche appartient à ceux qui se lèvent tôt

Photo : Jack Neighbour

La pêche appartient à ceux qui se lèvent tôt : Les pêcheurs malgaches locaux prennent le large dès l’aube en espérant avoir une bonne pêche. Malheureusement, leurs prises s’allègent ces dernières décennies. Néanmoins, les efforts de reforestation peuvent favoriser le retour de la biodiversité sur l’île, ce qui attirera les poissons, qui (surtout lorsqu’ils sont jeunes) exploitent la biomasse carbonée que les feuilles des arbres replantés libèrent dans l’eau.

3.

Les souches carbonisées jonchent les étendues de terre

Photo : Peter Lamberti

Les souches carbonisées jonchent les étendues de terre auparavant densément recouvertes d’arbres. La production de charbon et les terres arables sur brûlis sont considérées comme l’une des quelques sources de revenus indispensables de Madagascar. Les feux de faible envergure déclenchés pour ces raisons peuvent facilement s’avérer incontrôlables si le vent se lève. Néanmoins, les initiatives actuelles visant à préserver la faune et la flore menées par les locaux offrent des emplois alternatifs qui génèrent un revenu décent.

4.

Zippo travaille en partenariat avec WOODCHUCK USA

Photo : Jack Neighbour

Chacun fait un effort : Zippo travaille en partenariat avec WOODCHUCK USA, qui collabore à son tour avec des initiatives de replantation comme Eden Reforestation Projects, une organisation non gouvernementale qui emploie et forme les populations malgaches locales à redonner à leur pays sa glorieuse verdure d’antan.

5.

Les travailleurs d’Eden Reforestation Projects

Photo : Jack Neighbour

Tous les matins, avant que la chaleur ne devienne insupportable, les travailleurs d’Eden Reforestation Projects parcourent les bancs de vase de l’estuaire de Mahajanga et plantent près de deux mille propagules de palétuvier (de jeunes plants en forme de cosse qui poussent en étant fixés aux palétuviers). Ces longues cosses tombent naturellement des palétuviers, mais il se peut qu'elles soient emportées par le vent, mangées ou calcinées par le soleil. Néanmoins, elles sont cueillies et plantées dans des zones primaires afin qu’elles puissent s’y développer.

6.

Les palétuviers

Photo : Jack Neighbour

Les palétuviers sont capables de capter jusqu’à quatre fois plus de dioxyde de carbone dans l’air qu’une forêt tropicale, qu’ils filtrent ensuite dans le sol. La vase dans laquelle ils croissent est anaérobie ; par conséquent, ils absorbent l’oxygène au moyen de leurs racines verticales appelées « pneumatophores » (voir l’image).

7.

Les habitants du village d’Antsanitia

Photo : Peter Lamberti

Les habitants du village d’Antsanitia sont conscients que les pratiques traditionnelles d’agriculture sur brûlis employées dans l’exploitation de charbon et de pâturages entraînent de nombreux problèmes graves liés à la déforestation. Les mentalités progressent, comme en témoigne le soutien des locaux envers le besoin de projets de reforestation et ils apprennent des pratiques agricoles plus durables.

8.

Les replanteurs malgaches

Photo : Peter Lamberti

Les replanteurs malgaches cultivent des plantes à feuilles caduques sèches afin de régénérer les forêts davantage à l’intérieur des terres, à savoir dans les zones particulièrement vulnérables au feu. Étant donné que ces jeunes arbres doivent survivre sous une chaleur intense, leur taux de survie s’élève à environ cinquante pour cent, jusqu’à ce que les arbres environnants gagnent en épaisseur et forment une canopée protectrice plus tempérée.

9.

Les graines sont triées et réparties

Photo : Peter Lamberti

Comme son nom l’indique, la biodiversité se doit d’être diverse, c’est pourquoi les graines sont triées et réparties afin de s’assurer qu’un mélange adéquat d’espèces est planté. Au sein de la pépinière, un département de recherche et développements des semences est entièrement consacré à la recherche de moyens visant à réintroduire des variétés de flore dans l’écosystème afin de les aider à pousser.

10.

Le Sifaka couronné

Photo : Peter Lamberti

Comme tous les lémuriens, le Sifaka couronné est une espèce endémique de Madagascar. À mesure que leur habitat est brûlé, ils s’avèrent incapables de complémenter leur régime alimentaire varié. C’est désormais une espèce en danger, et comme pour les autres espèces en voie d’extinction partout dans le monde, il nous revient de nous assurer de ne pas les perdre pour de bon.


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